Revelauteurs, collectif de photographes

Révélauteurs est une association née fin 2005. Créée par un collectif de photographes non professionnels, pour promouvoir la photographie sous toutes ses formes, sur tous supports, elle a déjà à son actif :
 la création d’une revue grand public de photo reportages : Latences, avec quatre numéros à son actif, le cinquième étant en préparation
 une exposition été 2009 à Sancerre : Force et humilité du pays Sancerrois
 une exposition organisée pendant le mois de la photo Paris 2008 : Un Tour au Paradis
 une exposition organisée pendant le mois de la photo Paris 2006 : Accrochages
 la participation à des salons : Foire de Bièvres 2007 et 2008, le PPP en 2007 et 2008, la Nuit de la Photographie en 2008, et le salon de la Photo en 2007, 2009 et 2011, le Salon du Livre de Paris en 2008.



« Latences »

Le premier numéro de Latences est sorti le 31 juillet 2006 dans les kiosques des principales villes de France.
Créée par le collectif pour tous les passionnés de photographie, cette revue, dont nous sommes très fiers, est l’épine dorsale de notre groupe, à la fois élément de motivation, outil de travail et atelier d’expérimentation et d’apprentissage, pour l’ensemble des membres, ceux qui sont à l’origine du projet et ceux qui nous ont rejoints au fil des semaines, depuis la naissance de la revue.
Elle est aussi un exemple concret de la démarche que nous menons pour promouvoir la photographie : montrer de nouveaux regards, transmettre une nouvelle vision et partager des points de vue avec le plus grand nombre.
C’est surtout l’aboutissement d’un long travail de réflexion et d’organisation, qui veut faire de Latences une tribune d’expression et un lieu d’exposition pour tous les photographes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, connus ou anonymes.

« Accrochages »

Du 7 au 28 novembre 2006, Accrochages a été la première exposition du collectif Révélauteurs.
Elle exprimait une même démarche, mais sur un autre support. Nous avions choisi un lieu ouvert et engagé, La Passerelle*, qui accueillait des gens curieux d’autres mondes. L’exposition a montré le travail de chacun des membres du collectif, sans thématique particulière, mais avec une cohérence de traitement graphique et visuel : alternance du n&b et de la couleur, du numérique et de l’argentique, du tirage labo classique au scan de négatif tiré en grand format. Pour bénéficier des dernières techniques tout en conservant la passion de la tradition. L’idée est toujours de ne pas s’enfermer dans des carcans, d’avoir un maximum de libertés, de possibilités.
L’exposition offrait ainsi la vision personnelle de chaque photographe et montrait que notre diversité est garantie par la richesse des parcours –éclectiques- de chacun.
Depuis, cette ambition a été déclinée sur d'autres événements organisés par l'association.

Genèse

Depuis quelques années, le domaine culturel et artistique de la photographie connaît un regain d’intérêt auprès des professionnels de l’art. Le public est de plus en plus demandeur et avide d’images.
Parallèlement, l’utilisation de la photographie – image fixe – dans le domaine de l’information et le journalisme connaît un réel déclin face au succès des outils télévisuels de l’image mobile et des nouveaux médias, et ce après avoir connu une période glorieuse des années 1950 aux années 1980. Ce constat amène à se demander s'il reste aujourd’hui réellement une presse d’information où la photographie est au cœur de la vision journalistique. L'actualité récente, que ce soit la disparition de grands fonds d'images (Eyedea), de certains collectifs (L'Oeil public) ou le débat actuel sur le photojournalisme (notamment initié par le tout nouveau UPP), montre que la photographie dans son ensemble traverse une phase de grande transition et soulève de nombreuses interrogations, sinon pessimisme et fatalisme.

C’est à ce titre que nous voulons promouvoir la photographie en tant qu’outil majeur de diffusion des idées et d’éclairage sensible du monde qui nous entoure, dans toute la complexité de ses métamorphoses.
Face au poids des agences devenues mondiales telles que Getty Images, des collectifs de photographes indépendants se sont constitués pour continuer d’exercer leur métier avec indépendance : Tendance Floue, Argos, Le Bar Floréal sont parmi d’autres les plus re-connus et entretiennent des relations de travail auprès de la presse quotidienne, magazine ainsi qu’avec certains éditeurs. D'autres photographes se sont regroupés sous des entités qui gèrent leurs fonds et les vendent, PictureTank par exemple.

Cependant, à ce jour, rares sont ceux qui ont constitué des revues destinées au grand public pour la diffusion de leurs travaux, si ce n'est l'initiative récente de Zmala. Pourquoi ? D'abord parce qu'il faut du temps. Ensuite, ce genre de projet constitue un investissement financier très lourd, que seuls réussissent à se payer les grands groupes de presse français - eux-mêmes détenus par les plus grosses entreprises industrielles du pays.

Bref, il nous a fallu beaucoup de ténacité et d'audace (de naïveté ?) pour monter une revue "sortie de nulle part" et résister aux "mais vous êtes fous !".
Nous venons d’horizons, de régions et de pays différents, tout en étant parisiens, de naissance ou d’adoption. Nous avons des parcours personnels très variés.
Nous exerçons tous des activités professionnelles annexes. Nos compétences sont donc transversales, depuis la connaissance de la chaîne graphique à la sociologie, en passant par la maîtrise des outils multi-médias et l’animation de projets culturels et pédagogiques, et l’édition.
Cet éclectisme est notre richesse. Le collectif y puise ses ressources. Elle est la garantie de sensibilités et aptitudes entrecroisées dans tout ce que le collectif désire mettre en oeuvre.


Dernière mise à jour : lundi 31 octobre 2011 (9h19)

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